Andry RAJOELINA est sans aucun doute l’homme de la situation !
Antananarivo, le 13 mai 2009. | Ayant eu le privilège de passer plus de dix jours en compagnie d’Andry Rajoelina et de son épouse Mialy, c’est en toute connaissance de cause que je peux parler aujourd’hui, du Président de la Haute Autorité de Transition (HAT) de Madagascar. |
Avant cette visite, je n’avais rencontré Andry Rajoelina qu’à une seule reprise, au début du mois de février, tandis que je m’accordais quelques jours de vacances en famille. C’était pendant les temps forts de la crise qui a touché le pays et qui a amené le Président Marc Ravalomanana à démissionner et à remettre les «pleins pouvoirs» à un directoire militaire. Dans le courant du mois d’avril, des proches du Président ont eu la forte conviction que je devais me rendre auprès de lui, dans le but de mieux le connaitre et de lui apporter un regard extérieur. Après avoir longuement prié, j’ai accepté de me rendre sur la Grande Île. Connaissant mon profil politique, ma foi et mon affection pour le peuple malgache, son entourage a su convaincre le couple présidentiel de me recevoir. Dès les premiers jours, j’ai rapidement constaté que cet homme de foi était rempli d’amour et déterminé à apporter une vie meilleure à son peuple. Pourtant, en dépit de ses bonnes intentions et malgré les nombreuses exactions du Président démissionnaire, Andry Rajoelina ne fait pas l’unanimité. Bien qu’une très large majorité de la population malgache le soutienne, d’autres le dénigrent avec force et haine. Le plus surprenant, c’est qu’il s’agit en grande partie de malgaches vivant en France ou même de Français méconnaissant la situation actuelle du pays. Madagascar a besoin que des hommes et des femmes de valeurs se lèvent pour accompagner le Président de la HAT dans sa mission, dont l’objectif principal est de permettre à la population malgache de vivre enfin dignement et décemment. Certains pensent que d’anciens chefs d’Etat malgaches seraient derrière lui, mais il n’en n’est rien. D’ailleurs, les tentatives d’accords organisées par l’ONU pour mettre en place une convention entre les différentes mouvances du pays démontrent le contraire. En effet, Andry Rajoelina est opposé au retour sur la scène politique des différents Présidents qui ont perdu la confiance de la population. Cependant, au nom de la réconciliation nationale, il ne s’oppose pas à ce que les exilés politiques puissent rentrer dans leur pays, dès lors qu’ils n’ont pas commis de crimes de sang, de violations graves des droits de l’homme ou d’infractions à caractère économique et financier. La préoccupation majeure du Président de la HAT est de préparer au mieux le pays et le terrain politique à l’avènement des prochaines élections présidentielles, afin qu’elles se déroulent démocratiquement et dans le respect de la future Constitution. Sa mission est donc de favoriser durant cette période transitoire, la reconstruction d’une carte électorale nationale, nécessitant un recensement de la population. Pourquoi alors certains dépensent-ils autant d’énergie à ne pas reconnaître la légitimité du gouvernement de transition en place, soucieux, avant tout, du respect de la démocratie ? Serait-ce parce que pour la première fois dans l’histoire malgache, un homme est résolu à combattre la corruption et le détournement des fonds publics ? Ou serait-ce parce qu’il a la volonté de faire profiter la population des très grandes richesses géologiques et florales dont bénéficie la terre malgache ? Le peuple a choisi un homme de transition pour remettre le pays sur les rails et afin de rétablir la démocratie, à l’instar du Général De Gaulle qui n’a pas tenu compte des légalistes lors de son appel du 18 juin 1944. C’est en se positionnant hors du champ constitutionnel qu’il a pu changer le courant de l’histoire et ainsi éviter la dictature en Europe. Andry Rajoelina, malgré son jeune âge, est sans aucun doute l’homme de la situation. Il est l’homme que Dieu a choisi pour protéger Madagascar. Il est droit, persévérant et déterminé à honorer la confiance que lui a témoignée la population. Nous devons faire masse autour de cet homme, qui s’adresse à Dieu plusieurs fois par jour pour que sa nation soit transformée et prier pour lui afin qu’il reste dans cette lignée. Il pourrait ainsi devenir un modèle pour beaucoup d’autres pays, comme l’ont été en leur temps, Martin Luther King, Nelson Mandela, Lesh Walesa… et bien d’autres encore. Patrick GIOVANNONI Président du PRC |